Littérature, etc.

La poésie n'est pas un luxe

« La poésie n’est pas un luxe » / Gerty Dambury, Michaëla Danjé et Joëlle Sambi

Vendredi 17 juin à 19h

Bibliothèque Robert Desnos : 14 Bd Rouget de Lisle, 93100 Montreuil

Gratuit sur réservation

Réservation ici

Pour ouvrir le festival, Littérature, etc. et L’Arche ont demandé à trois autrices d’écrire à partir de la phrase « La poésie n’est pas un luxe », titre de l’essai poétique d’Audre Lorde, publié en 1977 et traduit en français aux éditions Mamamélis.

Gerty Dambury, autrice et metteure en scène, est née à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Après des études d’anglais et d’arabe, elle complète sa formation par des études d’Arts du Spectacle. Elle écrit et met en scène pour le théâtre depuis 1981 et ses pièces, dont certaines sont traduites en anglais et en espagnol (Lettres Indiennes, Trames) ont été montées en Guadeloupe, Martinique, à Avignon, Paris, La Havane et New York. Sa pièce Trames a reçu le prix SACD de la dramaturgie de langue française en 2008. Elle travaille également sur le théâtre africain américain et traduit de l’anglais. Son essai sur l’histoire du premier théâtre ouvert par des Noirs à New York en 1821, Le rêve de William Alexander Brownî a remporté en 2015 le prix Carbet de la Littérature et du Tout-Monde. Sa dernière pièce La radio des bonnes nouvelles, qui redonne la parole à des figures féminines méconnues ou oubliées, a été créée en mai 2018 à la Guadeloupe. Elle a également publié deux romans : Les rétifs, qui porte sur les événements de mai 1967 en Guadeloupe, a été traduit en anglais et publié à New York par The Feminist Press sous le titre The Restless. La sérénade à Poinsettia est son second roman. Elle publie également de la poésie (Effervescence, Rabordaille, Fureur enclose). Militante afro-féministe, elle est active au sein du collectif Décoloniser les Arts dont elle fut l’une des fondatrices en 2015. Sa traduction des poèmes d’Audre Lorde The Black Unicorn paraîtra en 2021 aux éditions de l’Arche.

Michaëla Danjé est rappeuse, beatmakeuse, documentariste et essayiste. Elle est membre et co-fondatrice du collectif panafrorévolutionnaire Cases Rebelles ainsi que des Éditions Cases Rebelles. Elle a notamment coordonné et contribué au recueil de textes “AfroTrans” paru en 2021 aux Éditions Cases Rebelles.

Joëlle Sambi naît à Bruxelles. Elle passe son enfance à Kinshasa, en 2001, elle rentre en Belgique et poursuit des études de journalisme. Si elle dissocie sa provenance et son travail d’écriture, le Congo et son histoire, la Belgique contemporaine sont présents en filigrane dans ses récits. Elle habite la frontière, elle est une femme qui écrit des nouvelles, des romans, des objets radiophoniques, de la poésie, des essais. Joëlle Sambi soulève des interrogations sur l’identité, la norme, l’appartenance, elle est prise entre plusieurs langues (lingala, swahili, français…) et son écriture en porte les traces. Les étrangetés de sa langue ajoutées à la fragmentation, à l’entrelacement des récits, au bouleversement de la chronologie troublent nos sens et nous déboussolent. Son dernier livre, recueil de poésie Caillasses est paru aux Editions l’Arbre de Diane en Septembre 2021.