Littérature, etc.

Les parleuses

Audre Lorde (1934-1992) par Gerty Dambury, séance 18 !

Jeudi 28 octobre

Université/Maison de la poésie de Rennes

Gratuit sur inscription, à partir de 17h

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Pour en finir avec une histoire de la littérature qui invisibilise et minorise les textes d’autrices et donc nuit à la littérature elle-même, chaque mois, les Parleuses, organisent une séance de bouche à oreilles pour propager le matrimoine littéraire. Elles invitent une autrice contemporaine à se faire passeuse de l’œuvre d’une autrice historique. La séance s’articule autour d’un atelier d’écriture, d’un atelier de lecture par arpentage et d’une performance inédite. Pour la séance 18, c’est Audre Lorde qui sera mise à l’honneur par Gerty Dambury.

Gerty Dambury, autrice et metteure en scène, est née à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Après des études d’anglais et d’arabe, elle complète sa formation par des études d’Arts du Spectacle. Elle écrit et met en scène pour le théâtre depuis 1981 et ses pièces, dont certaines sont traduites en anglais et en espagnol (Lettres Indiennes, Trames) ont été montées en Guadeloupe, Martinique, à Avignon, Paris, La Havane et New York. Sa pièce Trames a reçu le prix SACD de la dramaturgie de langue française en 2008. Elle travaille également sur le théâtre africain américain et traduit de l’anglais. Son essai sur l’histoire du premier théâtre ouvert par des Noirs à New York en 1821, Le rêve de William Alexander Brownî a remporté en 2015 le prix Carbet de la Littérature et du Tout-Monde. Sa dernière pièce La radio des bonnes nouvelles, qui redonne la parole à des figures féminines méconnues ou oubliées, a été créée en mai 2018 à la Guadeloupe. Elle a également publié deux romans : Les rétifs, qui porte sur les événements de mai 1967 en Guadeloupe, a été traduit en anglais et publié à New York par The Feminist Press sous le titre The Restless. La sérénade à Poinsettia est son second roman. Elle publie également de la poésie (Effervescence, Rabordaille, Fureur enclose). Militante afro-féministe, elle est active au sein du collectif Décoloniser les Arts dont elle fut l’une des fondatrices en 2015. Sa traduction des poèmes d’Audre Lorde The Black Unicorn paraît en 2021 aux éditions de l’Arche.

Née à Harlem, fille d’immigrés des Caraïbes, Audre Lorde refuse
d’être réduite au silence. Pour elle, « la poésie n’est pas un luxe,
c’est une nécessité vitale » et « le départ de toute action ». Elle ouvrait
ses séances de lectures publiques en lançant : « je vous parle en tant
que poète, noire, féministe, lesbienne, mère, guerrière, professeure
et survivante du cancer ». Sister outsider, Journal d’un cancer et Zami sont publiés en français aux éditions Mamamélis. La traduction française par Gerty Dambury de ses poèmes sera accessible pour la première fois
en 2021 aux éditions de l’Arche, sous le titre La Licorne noire.