sorcières

Lectures, concerts, potions et cartomancie la nuit

Samedi 14 octobre À partir de 19h > Médiathèque Jean Lévy 32-34 Rue Edouard Delesalle Lille

La nuit des sorcières, calée sur la Nuit des Bibliothèques, réserve plusieurs types d’ensorcellements. Tout d’abord, annonce et lecture des textes des lauréats du concours d’écriture sur le thème « Jetez un sort »… Passage de relais aux femmes de la revue Sorcières qui suscite des territoires communs entre des femmes venues d’histoires personnelles ou politiques différentes, les anciennes et nouvelles générations de féministes, les travailleuses et les chômeuses, les domiciliées et les sans-toit, les régularisées et les sans-droits, les gouines et les hétéras, les Belges et les non-Belges,… Puis, l’autrice Chloé Delaume, accompagnée de la musicienne et chanteuse Kinoko, lira des extraits de son dernier livre Les sorcières de la république (éd. Le Seuil, 2016) qui raconte qu’il s’est passé de bien vilaines choses, en France, entre 2017 et 2020, avec l’arrivée au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d’une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine… Après deux EP, Le Chemin (2012) et Trois (2014) réalisés avec le batteur Sylvain Joubert et le guitariste Ashod Torossian, Kinoko a sorti son premier album de chansons électroniques en 2016 chez Nuun Records.

Avant après et pendant, Anne Laure Jaeglé, l’auteure de Demande à la nuit (éd. La Ville brûle), mixera de la musique de sorcières… et proposera nectars et boules d’énergies, tandis qu’elish, artiste à la tête du Ministère du Compromis, vous tirera le tarot marseillais avec interprétation de Jodorowsky.

« 2017, la peur, la précarité, la colère. Le besoin d’avenir qui fait tout accepter, le storytelling qui acquiert un statut institutionnel. Les changements qui s’opèrent par pactes de lecture, la lassitude qui mène à la curiosité. La percée du Parti du Cercle et son ascension fulgurante. Réseau radicalement antiphallocratique, il se revendiquait d’Héra, exigeait que les pouvoirs soient tous rendus aux femmes, et les sources de leur oppression enfin neutralisées. Le monothéisme en faisait partie. Le Parti du Cercle, pour certains : un remède à l’islamisation, efficace en périphérie. Une secte dite d’intérêt public, qui prônait la sororité, l’autonomie orgasmique et les enseignements du Nouveau Commencement. » Extrait de La République des sorcières, Chloé Delaume

 

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