Littérature, etc.

Le festival, etc

Soirée d’ouverture du week-end de clôture !

Vendredi 18 octobre, de 19h30 à minuit

Église désacralisée Marie-Madeleine à Lille (27 rue du Pont Neuf)

Gratuit

Lecture bilingue de Bodyclock, par Eleni Sikelianos

Eleni Sikelianos, sera accompagnée de sa traductrice Béatrice Trotignon, et la lecture suivie d’une rencontre avec Olivier Brossard

« Et qu’en est-il de
cet éther lumineux, des chocs
d’atomes, des ultraviolets qui arrachent les électrons de la surface d’
un morceau de métal ?
Des nombres et des cercles, ces êtres parfaits,
échappant à l’esprit
De la forme de la gravité, dont dépend
le flux du temps ?
Ce bébé, d’où venait-il ? »

Body clock, Eleni Sikelianos, trad. collective dirigée par Béatrice Trotignon

Eleni Sikelianos est l’autrice de six recueils de poésie. En 2012, elle publie son récit autobiographique Le Livre de Jon et revient en 2017 avec Animale Machine un texte pour retracer le destin chaotique de sa grand-mère (éd. Actes Sud). Cette même année paraît aux éditions Joca Seria un recueil de poèmes intitulé Le Tendre inventaire des vivants & des morts, dans une traduction de Béatrice Trotignon. Body Clock (éd. Coffee House Press, 2008), dont la traduction française est en cours, est une exploration de la temporalité corporelle de son corps enceint.

Béatrice Trotignon est maître de conférences à l’Université Paris- Dauphine et membre du LARCA (UMR 8225). Ses travaux de recherche portent sur la littérature américaine contemporaine : Cormac McCarthy, Peter Markus ou encore… Eleni Sikelianos, qu’elle a traduit aux éditions Grèges et joca seria.

Olivier Brossard est maître de conférences en littérature américaine à l’Université Paris Est Marne-la-Vallée. Membre de l’Institut Universitaire de France, il co-dirige le programme Poets & Critics. Cofondateur de l’association franco-américaine double change, il est traducteur et directeur de la collection américaine des éditions joca seria.

21h30 Lecture musicale de La femme brouillon, par Amandine Dhée et Timothée Couteau

(c) Yosra Mojtahedi

« Les yeux bouffis, je contemple la photo sur le paquet de céréales. Un couple. Plateau, bouquet de fleurs, jus d’oranges fraîchement pressé. Ils rient. Elle porte la chemise de l’homme. En langue marketing, ça veut dire qu’ ils ont fait l’amour. Qu’ont-ils fait de leur bébé ? Obscène, cette insouciance. Moi, j’ai le cerveau bardé de post-its. Jamais je n’ai été si
disponible à quelqu’un. Cette maman est d’une patience infinie. Il faut rassurer le bébé à coup de routine. Je vis au premier degré.»

La femme brouillon, Amandine Dhée

Amandine Dhée est écrivaine et comédienne. Au sujet de son dernier livre La femme brouillon (éd. La contre Allée), elle déclare « j’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence dans le rapport à la norme, la tentation d’y céder. Face à ce moment de grande fragilité et d’ immense vulnérabilité, la société continue de vouloir produire des mères parfaites. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument.»

Timothée Couteau, armé de son violoncelle, accompagne la voix d’Amandine, digresse, et crée le paysage sonore de La femme brouillon.