Littérature, etc.

Le festival, etc

Les éditions Yspilon : Mise en lumière

Vendredi 16 octobre à 19h, puis tout le week-end

Église désacralisée Marie Madeleine à Lille, 27 rue du Pont Neuf

Entrée libre sur inscription contact@litterature-etc.com

La maison d’édition Ypsilon est née, en septembre 2007, d’un désir : celui de publier Un coup de Dés d’après les épreuves – corrigées par Mallarmé – de l’édition qui devait paraître chez Ambroise Vollard : le choix du format et des caractères était fixé tout comme celui des illustrations d’Odilon Redon. En effet, l’édition dite originale publiée en 1914 chez Gallimard (toujours rééditée depuis), n’était jusqu’à lors pas conforme aux choix du poète. Cette publication du Coup de Dés tel que prévue par Mallarmé a déterminé l’orientation de la maison d’édition : les livres de littérature y côtoient les ouvrages concernant la typographie et, récemment, une nouvelle collection de livres illustrés est venue compléter le passionnant catalogue d’Isabella Checcaglini !

Vendredi 16 octobre à 19h
La visite guidée

L’éditrice Isabella Checcaglini présentera l’histoire des trois textes sélectionnés dans le catalogue de sa maison d’édition, au diapason du thème de la 9e édition du festival : Alphabet de la poétesse danoise Inger Christensen, S’ouvrent les portes de la ville, un récit autobiographie de l’écrivain chinois Bei Dao et Gorille mon amour, un recueil de nouvelles de l’autrice noire américaine Toni Cade Bambara.

Tout au long du week-end

Des enregistrements de ses textes, lus par les comédiennes Fanny Bayard et Marie Filippi, sont à écouter au casque dans trois des confessionnaux de l’église !

Alphabet, d’Inger Christensen
traduit par Janine & Karl Poulsen
Inger Christensen publie Alfabet en 1981. Ce livre peut être considéré comme le centre et la clé de son œuvre, d’où (re)commencer à découvrir cette écriture d’une complexe simplicité. Par sa construction basée à la fois sur une structure mathématique, la suite de Fibonacci, et la structure la plus connue de la langue, l’alphabet, Inger Christensen définit son lieu d’invention et de représentation, inséparables, de la vie : le poème. Dans Alphabet, sa vision du monde et du langage prend corps dans le vortex qui entraîne irrésistiblement la formation des poèmes. L’existence de toute chose est une apparition à chaque fois qu’un dire singulier en saisit l’universalité.

S’ouvrent les portes de la ville, de Bei Dao
traduit par Chantal Chen-Andro
En 2001, le célèbre écrivain chinois Bei Dao retourne dans son pays après plus de douze ans d’exil. Pékin, sa ville natale, a complètement changé. « Je la reconnaissais difficilement, elle m’était devenue totalement inconnue. J’étais un étranger dans mon pays natal ». Le choc de cette expérience a libéré un flot de souvenirs et d’émotions qui a déclenché l’écriture de ces mémoires. S’ouvrent les portes de la ville. Dans ce récit autobiographique la grande et la petite histoire sont intimement liées, l’année de la naissance de la République populaire de Chine, 1949, coïncide avec celle de l’auteur.

Gorille mon amour, de Toni Cade Bambara
traduit par Anne Wicke

« Imaginez Zazie dans le métro revu par Spike Lee… Avec le rythme des meilleurs jazzmen, une chaleur et une compassion qui jamais ne se démentent, ces quinze nouvelles nous font connaître et aimer toute la galerie de personnages issus de la communauté noire américaine : le vieux joueur de blues du Sud qui refuse d’aller enregistrer chez les blancs du Nord, la mère de famille jugée par ses grands enfants parce qu’elle s’amuse trop à leur goût, le groupe d’amies réunies en un truculent conseil de guerre après la fuite de l’amant d’une d’entre elles, ou encore les enfants des quartiers pauvres, qui racontent, dans une langue inimitable, leurs rêves et leurs désillusions face au racisme ou à l’incompréhension des adultes. » — Anne Wicke

(c) photo : Toni Cade Bambara