maladie

Lectures – Rencontres dans le Pays de Mormal

Réservation auprès de Véronique Holgado : v.holgado@cc-paysdemormal.fr
Mercredi 4 octobre 19h > Bibliothèque de Landrecies
Jeudi 5 octobre 19h > Chambre d’hôtes « Auberge de Bellevue » à Bavay
Vendredi 6 octobre 19h > Bibliothèque de Sepmeries

Mary Dorsan est infirmière psychiatrique. Lorsqu’elle écrit son premier roman Le présent infini s’arrête (éd. POL, 2015), elle travaille dans un appartement thérapeutique, rattaché à un hôpital psychiatrique, qui accueille des adolescents très malades, souvent, dont personne ne veut. Qui en plus de leurs troubles psychiatriques, ont des troubles de l’attachement, des pathologies du lien. Elle veut dire, décrire, montrer. Tout.

« Voilà : Thierry a étalé ses selles et son sang sur le mur des toilettes, pour qu’on se souvienne qu’on est fait de merde et de passion. Et Constant doit nettoyer parce que c’est son métier : homme de ménage. Agent des services hospitaliers, pour faire plus technique mais pas chic, ASH *. Même si la paie ne suit pas, au contraire des CDD très courts qui, eux, s’enchaînent sans certitude. » Extrait de Le présent infini s’arrête, Mary Dorsan

Geneviève Peigné, après avoir enseigné les lettres en Pologne, aux Antilles et en Algérie, a publié, sous son nom ou celui de Geneviève Hélène, quatre ouvrages chez Jacqueline Chambon, deux aux Éditions Virgile et chez Agnès Pareyre et Potentille et collabore à plusieurs livres d’artistes. Elle a aussi fondé, dans la Nièvre, à la campagne, où elle vit, le festival « Samedi poésies Dimanche aussi ». En 2015, elle publie L’interlocutrice (éd. Le Nouvel Attila, 2015), texte qui mêle un dialogue de plus en plus difficile avec sa mère qui souffre d’Alzheimer et les dialogues écrits que sa mère entretient au même moment sur les pages de ses polars, répondant et se confiant aux personnages de Simenon et Exbrayat.

« Mais ce n’est pas de l’Alz de ma mère, pour dire le mot de la maladie un peu plus légèrement (?), que je parlerai. Je parlerai des pouvoirs de la lecture, de l’écriture. Là où vous, lecteur, de votre côté de la page, Odette et moi du côté où elle s’écrit, nous aurons le désir d’entrer en contact peut-être – et si tel est le cas, devrons guetter l’accès. » Extrait de L’interlocutrice, Geneviève Peigné