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Samedi 30 septembre 18h > Fructôse Môle 1 Port de Dunkerque

Constantin Alexandrakis est né en 1978. À 18 ans, il part construire une salle de bain sur l’île de Koh Tao en Thaïlande. Entre 20 et 22 ans, il suit une formation de dessinateur publicitaire assez déprimante. De 23 à 29 ans, il travaille chez Colgate comme designer de brosse à dents, déménage des frigos, devient testeur de résistance pour chaussettes de rugby, puis s’enthousiasme pour le RSA. Ces dernières années, il apprend le grec et oriente sa pratique d’artiste vers l’écriture. Sous le pseudo Gwyneth Bison, il a publié dans les revues Le Tigre, Minorités, Z et le Journal des Laboratoires d’Aubervilliers. Il vit actuellement à Lille. Le récit autobiographique Deux fois né (à paraître éd. Verticales, octobre 2017) part d’un malentendu. Courant 2011, Constantin Alexandrakis apprend que son père, prétendument mort, n’a jamais su qu’il avait un fils. Cette révélation le conduit à Athènes, sur les traces du « Géniteur ». L’enquête généalogique se mue peu à peu en quête existentielle et politique.

« Tous ces gens ont en commun de régulièrement fuir Athènes, le monstre, « el monstro » comme disent de Mexico les Mexicains. Macrocéphale. Les deux pays partagent une capitale qui concentre, en plus de tout le reste, plus de la moitié de la population du pays. Fuir Athènes et ses multiples crises, pour vivre un temps dans la rivière ou dans le désert ou dans la jungle – débarquer ici comme jailli d’un tourbillon d’emmerdes, sans une thune, avec un baluchon ou une simple banane, cinq euros en poche, dans des situations amoureuses, juridiques, salariales, familiales en pleine explosion, et s’échouer sur la plage gardée par Artémis, la déesse des esclaves en fuite (j’y reviendrai). » Extrait de Deux fois né, Constantin Alexandrakis